La difficile cohabitation de l'ours et des humains dans les Pyrénées en Béarn. Pourquoi ?

France 3 Nouvelle-Aquitaine
3 May 202210:18

Summary

TLDRDans les Pyrénées, la coexistence entre l'homme et l'ours soulève des questions complexes. Alors que certains éleveurs adoptent des pratiques adaptées pour vivre avec l'ours, comme l'installation de protections et l'embauche de bergers salariés, d'autres restent sceptiques face aux risques pour leur élevage. Le pastoralisme, pratiqué depuis des siècles, se trouve mis à l'épreuve par la réintroduction de l'ours. Malgré les tensions, certains bergers cherchent à concilier tradition et faune sauvage, mais un véritable consensus reste difficile à atteindre. L'avenir du pastoralisme pyrénéen dépendra de la manière dont cette cohabitation sera gérée.

Takeaways

  • 😀 L'ours brun a failli disparaître des Pyrénées dans les années 80, victime du braconnage, mais un programme de réintroduction a permis d'augmenter sa population ces 15 dernières années.
  • 😀 Aujourd'hui, il y a au moins 70 ours dans les Pyrénées, mais leur présence génère des tensions parmi les éleveurs, en raison des attaques de brebis.
  • 😀 Certains éleveurs, comme Olivier Morand, s'opposent à la réintroduction de l'ours, craignant pour la survie de leurs troupeaux.
  • 😀 Une partie des éleveurs est prête à cohabiter avec l'ours en adaptant leurs pratiques, comme en renforçant la présence humaine en montagne et en utilisant des chiens de protection.
  • 😀 Jérôme Ouilhon, animateur au FIEP, soutient les bergers en mettant à leur disposition des dispositifs de protection, comme des clôtures électriques et des radiotéléphones.
  • 😀 Le pastoralisme fait partie de l'histoire des Pyrénées, avec des éleveurs qui pratiquent l'élevage traditionnel en estive depuis des milliers d'années, en harmonie avec la faune locale.
  • 😀 Certaines initiatives comme la fabrication de fromage sous une marque de cohabitation avec l'ours montrent que des solutions compatibles entre éleveurs et faune sauvage sont possibles.
  • 😀 La cohabitation avec l'ours nécessite de repenser les pratiques agricoles et de renforcer les protections des troupeaux, mais certains estiment que cela va à l'encontre du bien-être animal.
  • 😀 Les mesures de protection, telles que l'utilisation de chiens de protection et de clôtures, sont financées en grande partie par l'Union Européenne, ce qui permet aux éleveurs d'implémenter ces solutions.
  • 😀 Malgré les efforts pour cohabiter avec l'ours, les tensions persistent, et certains éleveurs restent sceptiques sur l'avenir du pastoralisme dans les Pyrénées en présence de l'ours.
  • 😀 La cohabitation avec l'ours soulève des questions profondes sur notre relation avec la nature et sur l'avenir des métiers traditionnels en milieu rural, comme l'élevage.

Q & A

  • Quel est l'objectif de l'association FIEP dans le parc national des Pyrénées ?

    -L'objectif de l'association FIEP (Fonds d'Intervention Écopastoral) est de démontrer que l'activité des bergers dans les Pyrénées est compatible avec la présence de l'ours brun, en mettant en place des mesures de protection pour les troupeaux.

  • Comment l'ours brun a-t-il failli disparaître des Pyrénées et quelles mesures ont été prises pour sa réintroduction ?

    -L'ours brun a failli disparaître des Pyrénées dans les années 80 en raison du braconnage. Un programme de réintroduction a été mis en place, permettant une augmentation constante de la population de l'ours, qui est aujourd'hui d'au moins 70 individus dans les Pyrénées.

  • Pourquoi certains éleveurs s'opposent-ils à la réintroduction de l'ours dans les Pyrénées ?

    -Certains éleveurs, comme Olivier Morand, s'opposent à la réintroduction de l'ours, estimant que cela représente un risque pour leurs troupeaux et que les mesures de protection mises en place, comme la clôture nocturne, vont à l'encontre du bien-être des animaux.

  • Quels sont les avantages de la présence des bergers salariés en montagne pour la cohabitation avec l'ours ?

    -Les bergers salariés jouent un rôle crucial en renforçant la présence humaine en montagne pour protéger les troupeaux des attaques d'ours. Leur présence permet également de mieux gérer les risques de prédation en organisant des enclos pour les brebis durant la nuit.

  • Quelles sont les différentes pratiques de protection mises en place par les éleveurs pour éviter les attaques d'ours ?

    -Les éleveurs mettent en place des mesures comme des enclos nocturnes pour les brebis, l'utilisation de chiens de protection, ainsi que des systèmes de communication réguliers, comme des radiotéléphones et des relais en montagne, pour prévenir les risques de prédation.

  • Pourquoi certains éleveurs estiment-ils que les mesures de protection ne respectent pas le bien-être animal ?

    -Certains éleveurs, comme Olivier Morand, estiment que des mesures comme le regroupement des brebis chaque nuit pendant plusieurs mois vont à l'encontre du bien-être animal. Les brebis doivent rester dans des enclos étroits, ce qui peut affecter leur confort et leur santé.

  • Comment la cohabitation entre les éleveurs et l'ours peut-elle être vue comme une question d'adaptation ?

    -La cohabitation avec l'ours est une question d'adaptation, notamment en renforçant la présence humaine en montagne et en adoptant des pratiques comme le salariat chez les bergers, permettant de mieux gérer les troupeaux tout en respectant la présence de l'ours.

  • Quel est le rôle des dispositifs de protection financés par l'Union Européenne ?

    -Les dispositifs de protection financés par l'Union Européenne comprennent la mise en place de clôtures électriques, l'achat de chiens de protection, et la rémunération des bergers salariés. Ces mesures visent à minimiser les risques d'attaques d'ours tout en permettant une gestion durable des troupeaux.

  • Quel est le sentiment des éleveurs face à la cohabitation avec l'ours ?

    -Les éleveurs sont partagés sur la question de la cohabitation avec l'ours. Certains sont prêts à s'adapter aux nouvelles pratiques et à coexister avec l'ours, tandis que d'autres, comme Olivier Morand, considèrent que les mesures de protection ne respectent pas leurs pratiques traditionnelles et le bien-être de leurs animaux.

  • Pourquoi les élèves en formation de berger ne veulent-ils pas participer à un reportage sur la cohabitation avec l'ours ?

    -Les élèves en formation de berger ont refusé de participer au reportage sur la cohabitation avec l'ours car ils estiment que la question de l'ours n'a pas sa place dans leur formation. Pour eux, il s'agit avant tout d'apprendre le métier de berger et non de débattre sur des sujets de coexistence avec la faune sauvage.

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